ANTIQUITE GRECO-LATINE

Texte tiré de http://www.reportage.loup.org/html/mythologie/mythologie.html

 

Antiquité gréco-latine

 

Apollon et Artémis, par exemple, sont issus des infidélités de Zeus avec Léto, une mortelle que le dieu fut contraint de transformer en louve par souci de discrétion vis-à-vis d'Héra, sa femme légitime. C'est pourquoi les Grecs brûlaient loups et louveteaux sur les autels d'Artémis tandis qu'Apollon utilisait l'animal comme emblème pour signer ses actes justiciers. Artémis, à l'instar de Diane chez les Romains, sera vénérée à la fois comme vierge et déesse de la fécondité. De la même façon, chez les Yakoutes en Anatolie, les femmes stériles invoquaient le loup.

Le loup comme symbole de la sexualité était né. En Latin, "lupa" désignera aussi bien la louve que la courtisane. Bien sûr, la louve n'est rien moins que la mère de la cité capitale de l'empire. Elle sauva des eaux Romulus et Remus et se fit leur nourrice. Pourtant, le péché est également à l'origine de la future nation. Rhéa, la véritable mère des deux enfants fondateurs, avait commis une faute. Vouée à la prêtrise et à la chasteté, elle allait pourtant concevoir. Elle serait enterrée vivante et ses enfants confiés par l'intermédiaire du Tibre à une louve. Ou alors, était-ce une courtisane ? Quoi qu’il en soit, la fécondité sera dignement célébrée chaque année au cours des « lupercales », fêtes latines par excellence.

Mais le loup est aussi symbole de cruauté. Ainsi, en Grèce, on raconte que Zeus transforma Lycaon en loup pour avoir servi de la chair d'enfants à ses hôtes. D'où le mot tiré du grec "lycanthrope", « lucos » signifiant le loup en grec antique, pour désigner celui que l'on appelle plus couramment loup-garou. Cette croyance, qui connaît encore de beaux jours dans le cinéma hollywoodien, était solidement ancrée chez les Grecs. Pas même Platon ne viendra porter un peu de sagesse dans le domaine, affirmant qu’il faut voir le loup avant qu’il ne vous voie, sous peine d’être paralysé par son regard ! Pline l’ancien, quant à lui, écrit : « En Italie on croit aussi que le regard des loups est nuisible et que s’il fixe un homme avant d’être vu, il lui enlève momentanément l’usage de la voix. » (ERNOUT, 1952, 51). Mais sur le thème de la lycanthropie, il dira : « Que des hommes puissent se changer en loups et reprendre ensuite leur forme, c’est une croyance que nous ne devons pas hésiter à considérer comme fausse, à moins d’admettre toutes les fables dont tant de siècles ont démontré le mensonge. (…) C’est étonnant jusqu’où peut aller la crédulité grecque. Il n’est pas de mensonge, si impudent soit-il, qui ne trouve son témoin. » (ERNOUT, 1952, 51-52). Aristote, pour sa part, donnera ses premières leçons dans le bois sacré qui entourait le temple d’Apolon appelé « lukaïon », domaine divin consacré au loup. C’est l’origine du mot « lycée ».

A Rome, le loup est associé à Mars pour représenter les valeurs guerrières. Il était le guide des jeunes soldats quittant les cités qui les avaient vu naître, pour conquérir de nouveaux territoires. On attendait d’eux qu’ils se conduisent en loups, vivant de rapines et de violence. C’est donc sous le signe de la louve et en son nom que se développerait l’empire romain. De quoi ajouter encore à la réputation criminelle de l’espèce. Plus tard, par opposition à la louve romaine, le christianisme prendra l’agneau pour symbole.

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