PASTORALOUP ECOVOLONTARIAT

Texte tiré de http://ours-loup-lynx.info/sommaire.php3

 

PRESENTATION

PastoraLoup

 

Programme associatif de soutien au Pastoralisme en zones à Loup

Consciente des difficultés rencontrées par l’élevage en zone de présence des grands prédateurs, l’association FERUS a mis en place, sur la problématique du loup, un programme d’écovolontariat appelé pastoraLoup. Ce programme propose un soutien bénévole complémentaire aux éleveurs et bergers dans la protection de leurs troupeaux. Afin de réduire les dommages sur les animaux d’élevage, il s’agit de renforcer la présence humaine auprès du cheptel et participer aux divers travaux pastoraux nécessités par le retour du loup dans le sud-est de la France.

FERUS, association loi 1901

L’association FERUS, née de la fusion d’Artus et du Groupe Loup France, oeuvre pour la réhabilitation et la conservation des grands prédateurs en France D’importance nationale, l’association a pour but, en France, dans les massifs frontaliers et en relation avec les pays européens voisins d’initier et de coordonner toutes actions de recherche, de sensibilisation et d’éducation liées à la sauvegarde et à la réhabilitation du loup, de l’ours et du lynx.

FERUS soutient que la conservation des grands carnivores ne pourra se faire sans l’acceptation de la profession agricole et des populations rurales concernées.

Dés sa création en 1993, le Groupe Loup France a lancé une politique de dialogue et de concertation avec le monde de l’élevage, considérant les éleveurs et bergers comme des partenaires avec qui trouver des solutions partagées et librement consenties.

Depuis 1999, le programme d’écovolontariat pastoraLoup s’inscrit dans cette démarche et concrétise sur le terrain la volonté de rapprochement et de collaboration entre les milieux de protection de la nature et ceux de l’élevage.

L’objectif étant, à travers ce programme, de promouvoir et faciliter la coexistence entre l’Homme et les Grands Prédateurs.

Le Loup en France

Issu de la population lupine italienne en expansion depuis les années 1980, l’animal recolonise depuis plus de dix ans les milieux montagneux du sud-est de la France dans lesquels il trouve des conditions écologiques favorables (tranquillité et abondance des proies) En 2005, la population française de loups gris (Canis lupus italicus) est estimée à 80 individus, avec des contacts et échanges fréquents avec les groupes de loups transfrontaliers. Lentement, cette population accroît ses effectifs et étend son aire de répartition sur notre territoire.

La Convention de Berne, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe et la directive communautaire Habitat Faune-Flore, protège le loup en France (« animal strictement protégé ») tout en permettant sa capture ou sa destruction sous certaines conditions, de manières strictement encadrées et en ne devant pas compromettre la viabilité de ses populations.

Si majoritairement, les Français sont favorables aux grands prédateurs, les populations locales concernées sont loin d’accepter la présence du loup sur leurs "terres" Les problèmes sont essentiellement liés à l’impact de la prédation sur la faune sauvage en tant que "gibier" et surtout sur les animaux d’élevages, ovins et caprins principalement.

"La problématique loup-pastoralisme"

Un des obstacles majeurs à l’installation et à la conservation du loup en France vient principalement des risques de prédation et de la prédation qu’il peut occasionner sur les cheptels domestiques.

Bien que le régime alimentaire annuel du loup soit composé à plus de 70% d’ongulés sauvages, le plus souvent mouflons, chamois ou chevreuils, le prédateur s’en prend régulièrement aux animaux d’élevage. Au cours des attaques, plusieurs animaux peuvent être tués même si certains ne seront pas consommés. L’affolement du troupeau peut aussi engendrer des dommages indirects plus importants par dérochement ou étouffement, avortements...
Chaque année, plus de 2500 animaux domestiques sont victimes de la prédation du loup : ovins, caprins, bovins et équins. Un peu plus de 450 000 moutons sont dénombrés dans les zones de présence du loup (temporaires et permanentes)

Depuis le retour du loup, les méthodes d’élevage modernes sont remises en cause et la protection des troupeaux est redevenue une priorité. Pour cela, des mesures de prévention parfois ancestrales sont à nouveau mises en place. Plusieurs techniques de protection directes des troupeaux sont applicables : aide-berger, chiens "patous", parc de regroupement ...
C’est la combinaison de ces différents moyens qui permet de réduire les risques et dommages sur les troupeaux. Leur efficacité n’est plus à prouver mais le « risque zéro » de prédation n’existe pas.

Les pratiques pastorales évoluent et s’adaptent à la présence du prédateur. Cela induit de nouvelles contraintes d’exploitation. Surcroît de travail et nouvel effort financier sont parfois difficiles à accepter et assumer pour les éleveurs et bergers.
Le loup représente une contrainte supplémentaire pour une profession qui cumule déjà un certain nombre de difficultés techniques et économiques.

A partir de 1997, les Pouvoirs Publics ont mis en place différents programmes de soutien pour accompagner le Pastoralisme. Après deux programmes « Life Nature » (L’Instrument Financier pour l’Environnement) à financements communautaires, un Plan National Loup 2004-2008 a été lancé par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. Un plan d’action afin de "concilier le développement maîtrisé d’une population de loups et la poursuite d’activités pastorales".

Des volontaires pour la cohabitation Loup - Pastoralisme

Au niveau associatif, FERUS, en partenariat avec le WWF France et la SPA, propose une aide complémentaire au travers de ses actions d’écovolontariat.

Les volontaires pastoraLoup apportent un soutien bénévole aux éleveurs et bergers dans la mise en place des moyens de prévention.
Les écovolontaires permettent de renforcer la présence humaine permanente auprès des troupeaux et participent aux travaux et aménagements pastoraux facilitant l’exercice du "métier" en zone à loup.

Un programme d’actions pour la protection des troupeaux :

  Une aide à la surveillance des troupeaux
A l’issue d’un stage de sensibilisation à la problématique, les écovolontaires se succèdent chez les éleveurs et bergers partenaires. Sur les exploitations ou en alpage, ils participent à la surveillance des ovins ou caprins et aux diverses tâches propres à la protection du cheptel (déplacement et entretien des parcs, regroupement nocturne des animaux ...) Leur mission dure généralement de deux à trois semaines

  Des interventions d’urgence (EIR)
FERUS mobilise des équipes de volontaires expérimentés pour soutenir rapidement un éleveur ou berger dont le troupeau serait ponctuellement soumis à une forte pression de prédation. Surveillance, recherche, tri des brebis ... dans ces périodes de crise les actions de première urgence ne manquent pas.

  Des chantiers d’aménagements pastoraux
La présence du loup implique une réorganisation des zones de pâturage. FERUS participe à des chantiers de création ou rénovation d’ouvrages et équipements pastoraux (parc en dur, cabane, point d’eau, zones de regroupement ...) qui permettent la mise en œuvre des pratiques de gardiennage adaptées.

Certaines opérations sont menées en collaboration avec d’autres acteurs institutionnels ou associatifs impliqués dans la résolution de la problématique loup - pastoralisme

Une action éco-citoyenne au service du berger et du loup

Depuis 1999, l’association sélectionne, parmi ses adhérents et le grand public, des candidats sensibilisés à la problématique pastoralisme/ loup.
Plus de 150 volontaires ont, en sept éditions, contribué sur le terrain à l’application de techniques pour la cohabitation en collaboration avec trentaine d’éleveurs partenaires sur plusieurs massifs et départements de l’arc alpin et plus généralement du Sud-Est.

Au-delà de l’appui technique aux éleveurs et bergers, l’intérêt du programme d’écovolontariat réside aussi dans l’expérience humaine.
Cette forme de solidarité active offre une occasion de rencontre et d’échange à des citoyens, dont les logiques de vie sont parfois très éloignées, afin de mieux se connaître et de mieux se comprendre.
Cet espace de dialogue et d’ouverture, où chacun respecte les prises de position de l’autre, permet de dépasser l’habituel clivage "pro-loup et anti-loup", pour œuvrer ensemble à la recherche de solutions équitables et durables.

Organisation de l’écovolontariat

Conditions de participation : 


  Etre âgé d’au moins 18 ans au premier jour du stage et adhérent de l’association.


  Posséder une capacité physique suffisante pour marcher tous les jours, suivant des dénivelés et des conditions météorologiques parfois difficiles. 


  Avoir une forte motivation et un réel intérêt pour la problématique loup-pastoralisme. 


  Savoir-vivre en groupe tout en supportant la solitude et la rusticité. Faire preuve d’autonomie. 


  Etre capable d’écoute et d’ouverture d’esprit pour évoluer dans un milieu conflictuel où vos opinions ne seront pas toujours partagées.

Au cours du printemps, un comité de sélection étudie les dossiers de candidatures en menant, si besoin, des entretiens téléphoniques ou des rencontres. Les personnes sélectionnées reçoivent un livret technique détaillant les différentes étapes de leur écovolontariat.

Les éleveurs et bergers qui désirent accueillir des bénévoles doivent remplir une fiche d’inscription. Celle-ci demeure interne au comité d’organisation du programme. L’éleveur s’engagera au moment des missions, avec le bénévole et l’association, en signant une convention tripartite propre à chaque mission et dans laquelle le rôle de chacun des partenaires est clairement défini. Une clause de rupture de contrat pour non-respect de la convention permet d’éviter des différents trop importants.

Les personnes sélectionnées suivent avant leur mission un stage de préparation. Ce stage se déroule pendant une semaine, sur le terrain (sur une exploitation agricole ou un alpage) C’est un moment de rencontre et d’échanges avec différents acteurs impliqués dans le "dossier loup", aussi bien du milieu agricole, qu’administratif ou associatif. C’est également l’occasion de découvrir la vie pastorale et les techniques de base de l’élevage. Ce stage de sensibilisation donne aux bénévoles quelques notions sur le milieu humain et naturel qu’ils côtoieront pendant leur mission, tout en leur précisant les objectifs et les limites de leur action.
L’organisation se réserve, à l’issue de ce stage, un droit de révision sur la sélection effectuée.

Les actions se déroulent dans le sud-est de la France (arc alpin) d’avril en novembre. Pendant leur temps de mission, les volontaires sont nourris par l’éleveur (Estive) et/ou FERUS (chantier et EIR) Selon les cas, ils peuvent être logés en dur notamment lorsqu’il n’y a pas de surveillance nocturne. Pour "les nuits au troupeau" le bénévole dispose de son propre matériel pour dormir (tente, matelas, duvet) Dans tous les cas, il dispose d’un lieu sec où il peut se reposer et s’abriter si le besoin s’en fait sentir.
L’immersion dans le monde des « pastres » est totale et les écovolontaires découvrent la vie en alpage. Chaque "quartier" étant différent, chaque troupeau particulier et chaque berger ayant sa propre technique de travail, les tâches des volontaires varient selon les montagnes pastorales.

A la fin de la mission, FERUS demande à chaque bénévole de rédiger un rapport de mission comprenant un questionnaire spécifique et un récit plus personnel de leur expérience pastorale.

Un week-end bilan clôture la saison. C’est l’occasion pour tous les acteurs du projet pastoraLoup de faire le point sur la saison en échangeant sur les différentes expériences et de préparer l’édition suivante. Un rassemblement convivial pour conclure le programme.

Frais d’inscription pastoraLoup : adhésion à l’association Ferus (à partir de 12 euros) + frais de formation (80 euros)

Lors du stage et des missions, les écovolontaires sont assurés par FERUS en tant que bénévole associatif. Les dommages qu’ils pourraient occasionner de leur propre fait relèvent de leur assurance en responsabilité civile. Le matériel ainsi que les objets personnels sont à leur propre charge.

Avertissement :

PASTORALOUP : Inoubliable mais pas un voyage d’agrément !

L’écovolontariat est une action militante en faveur de l’environnement, c’est un engagement libre aux cotés d’une association dans le but d’apporter une aide physique dans une action de protection, de valorisation ou de conservation du patrimoine naturel et humain.
Cela suppose un désir réel de travailler pour la cause défendue, du sens pratique et une grande faculté d’adaptation.
Les bénévoles qui participent à ce programme évoluent dans un milieu conflictuel où la problématique est très complexe. Il leur est donc demandé une grande ouverture d’esprit dans une démarche personnelle alternative et constructive en collaboration avec les différents acteurs qui vivent le retour du loup en France au quotidien.
Le manque de motivation des écovolontaires en mission pourrait dévaloriser et compromettre le travail de terrain de FERUS et l’action des bénévoles des années précédentes.

PastoraLoup reste une expérience unique pour tous les écovolontaires ayant participé aux missions, mais ce n’est pas un voyage d’agrément !

NON AUX TIRS DE LOUPS !
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