SUIVI HIVERNAL 2006/2007

RESUME

 1.      Le suivi systématique hivernal des ZPP a pour but d’intensifier et surtout d’homogénéiser la pression  l’observation dans l’espace, en complément des indices trouvés de façon opportuniste par le réseau. La recherche des empreintes et pistes sur un réseau d’itinéraires échantillons permet de relever les tailles de groupe et d’estimer ainsi l’évolution de l’EMR, indicateur du nombre minimum de loups vivants installés dans ces territoires. La méthode a été mise en œuvre sur les 21 zones de présence permanente (ZPP) identifiées l’hiver précédent.

2.      Les conditions de suivi ont été peu favorables, notamment par le manque de neige qui rend difficile la détection et la lecture des pistes. Les données recueillies de façon opportuniste par les correspondants du Réseau n’ont permis de compenser que partiellement ce déficit.

3.      A l’issue de l’hiver 2006/07, deux nouvelles zones de présence permanente (ZPP), situées dans les Alpes du nord, sont identifiées (le massif des Bauges et celui de Tarentaise, tous deux en en Savoie), témoignant ainsi de la progression de l’espèce. Ces deux nouvelles ZPP ne comptent pour l’instant qu’un animal.

4.      Sur les 23 ZPP identifiées cet hiver, 17 sont constituées en meute (au sens d’un groupe composé au minimum d’un mâle et d’une femelle sur un territoire durant 2 hivers consécutifs), soit une meute de plus que l’an dernier. A noter que la ZPP de Canjuers (83) pourrait être déclassée l’année prochaine si aucun indice n’y est découvert d’ici là. En effet, aucune donnée hivernale n’a pu y être récoltée, et de plus, un cas de mortalité par braconnage a été enregistré en 2006 (procédure en cours d’instruction)

5.      La valeur de l’effectif minimum (EMR) recensé pour cet hiver sur les ZPP est de 50 à 55 animaux. La baisse observée par rapport à l’an dernier n’est pas convergente avec l’évolution des indicateurs « nombre de ZPP » et « nombre de commune de présence » qui sont eux en légère progression. Comme pour tout indicateur de suivi de la faune sauvage, seule l’analyse de la tendance observée sur le moyen terme (2 voir 3 années) permettra de distinguer un artefact méthodologique ou une tendance biologique de fond.

6.      L’absence de neige en montagne, ainsi que la colonisation de nouveaux secteurs non enneigés, vont donc constituer des limites à l’interprétation de l’EMR en tant  qu’indicateur. A terme, et en complément des indicateurs géographiques, l’indicateur démographique le plus pertinent sera sans doute celui de l’évolution du nombre de ZPP, moins sensible aux variations du milieu et du climat, donc plus robuste sur le plan méthodologique et plus représentatif sur le plan biologique.

7.      De nouveaux secteurs sont également identifiés pour le premier hiver à savoir : en Haute Savoie, le massif du Chablais frontalier avec la Suisse, et dans les Alpes de Haute Provence, la montagne de Lure connexe au Buëch (Hautes-Alpes). La présence du loup est mise en évidence dans le massif du Canigou (Pyrénées-Orientales). Il faut noter également la découverte d’un autre cadavre dans le Massif Central à la frontière entre les départements de l’Aveyron et du Gard, vraisemblablement braconné. Pour ce  dernier cas, une procédure d’information judiciaire a été engagée.     

INTRODUCTION 

L’hiver 2006/2007 est le plus doux que la France ai connu depuis 60 ans (source Météo France). L’enneigement a été réduit et chaotique dans la totalité de l’arc alpin rendant le suivi moins efficace en terme de quantité d’indices récoltés.La récolte d’indice opportuniste par les correspondants du réseau a permis, sur certains secteurs, de compenser en partie cette carence. Ce type de situation risque de se répéter à l’avenir, d’une part en montagne avec le réchauffement climatique et aussi parce que le loup colonise de nouveaux espaces préalpins ou collinaires, rarement enneigés. L’estimation des EMR va donc être de plus en plus hétérogène au fur et à mesure de la croissance démographique et géographique de la population. Ces nouvelles contraintes méthodologiques ont conduit à initier une réflexion pour faire évoluer la batterie d’indicateurs de suivi du statut de l’espèce vers une plus forte prise en compte des informations tellesque la croissance géographique ou le nombre de ZPP, moins précises mais plus robustes, car moins sujettes à l’influence des variations de facteurs externes incontrôlables (climat par exemple). 

GROUPES DE SUIVIS LOCAUX, APPLICATION DU SUIVI SYSTÉMATIQUE ET DONNÉES ENREGISTRÉES 

L’ensemble des transects organisés sur les 21 ZPP identifiées l’an passé ont été conservés. Pour faire suites aux nouvelles informations de présence du loup, des transects supplémentaires ont été mis en place :

 ·  Sur la ZPP Trois Evêchés Ubaye (04), avec deux nouveaux circuits mis en place pour couvrir le sud du massif de l’Estrop ; 

·  Sur le ZPP des « Bornes » (74), avec 11 nouveaux circuits définis et prospectés au cours de cet hiver sous le pilotage local de l’ONCFS SD74 ; 

·  Dans le massif des Bauges, 9 circuits ont été mis en place pour la première fois sous le pilotage local du PNR des Bauges. Les conditions climatiques n’ont permis le déclenchement que d’un seul suivi systématique ; 

·  Sur la ZPP Taillefer-Luitel, 3 nouveaux circuits ont été mis en place sur l’extrême sud du massif de Belledonne sous le pilotage de l’ONCFS SD38 et du PN Ecrins ; 

·  Sur la ZPP du Jocou, 3 circuits ont été prospectés sous le pilotage de la FDC 26.  

DEUX NOUVELLES ZPP 

Les indices de présence retenus indiquent que sur les 21 zones de présence permanente de l’hiver 2005 / 2006, 20 sont retrouvées. Aucun indice de présence n’a pu en effet être récolté durant l’hiver sur la ZPP de Canjuers (83), où de plus, un cas de braconnage a été constaté. D’après le protocole habituel (2 années de présence ou absence consécutive pour un classement en ZPP ou un déclassement), celle-cireste néanmoins cette année en ZPP, mais sera déclassée si aucun indice n’y est détecté l’hiver prochain. Il faut noter cependant que quelques excréments récoltés en 2006 restent à analyser, qu’il conviendra, selon les résultats, de prendre en compte pour statuer sur cette ZPP.

Deux nouvelles zones de présence permanente sont en revanche mises en évidence, toutes deux situées dans le département de la Savoie : Les Bauges et la Tarentaise.Dans ces deux sites, les animaux ne semblent pas constitués en meute, un seul animal n’étant détecté à chaque fois.

Le Grand Coyer (04) est encore de statut incertain, dans la mesure où il peut s’agir soit du déplacement d’animaux de la meute du Haut Verdon-Bachelard (ZPP sur laquelle la fréquentation ne semble plus qu’occasionnelle), soit d’une nouvelle ZPP. Dans les Alpes Maritimes, la fréquentation du secteur du Haut Var semble de plus en plus récurrente. Les futures analyses génétiques apporteront des éléments de réponse. 

Les ZPP sur lesquelles la reproduction n’avait pu être confirmée en 2006 (absence de réponse) abritent toujours des loups. Par ailleurs, peu d’indices de présence ont été détectés sur les massifs du Dévoluy et du Jocou durant l’hiver, malgré plusieurs prospections de terrain et une relation renforcée entre correspondants et observateurs. En effet, seuls 3 contacts (une trace + une observation visuelle + unecarcasse de proie) viennent renseigner la présence du loup sur ces 2 massifs connexes. 

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